Retraite du dirigeant : salaire ou dividendes,
TNS ou assimilé salarié ?

Votre rémunération d'aujourd'hui décide de votre pension de demain

Pour un salarié, la retraite se construit toute seule : le salaire est cotisé, les trimestres tombent, les points s’accumulent. Pour un dirigeant, rien n’est automatique. Chaque année, vous choisissez, ou votre expert-comptable choisit pour vous, combien vous verser en salaire et combien en dividendes, sous quel statut social, et à quel niveau. Ces décisions, prises pour l’impôt et la trésorerie de l’entreprise, ont un effet direct et souvent invisible sur votre future pension : des trimestres non validés, un salaire annuel moyen tiré vers le bas, une complémentaire quasi inexistante.

Cette page explique ce que valident réellement un salaire et des dividendes selon votre statut, le seuil à ne pas manquer pour vos trimestres, et comment nous chiffrons, dans le bilan retraite, l’arbitrage qui vous convient.

Ce que votre rémunération vous rapporte vraiment pour la retraite

Les dividendes ne préparent pas votre retraite, sauf exception

Un salaire (ou une rémunération de gérance) supporte des cotisations retraite et crée des droits : trimestres, salaire annuel moyen pour la pension de base, points de retraite complémentaire. Des dividendes, en principe, ne créent rien : ils ne sont soumis qu’aux prélèvements sociaux de 17,2 % (ou à la flat tax de 30 %), qui ne financent aucun droit. Un dirigeant qui se paie surtout en dividendes pendant quinze ans arrive à la retraite avec une pension de base minuscule et presque pas de complémentaire, même si son niveau de vie était confortable.

L’exception, décisive : le gérant majoritaire de SARL ou d’EURL. Pour lui, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes en compte courant d’associé est assimilée à de la rémunération : elle supporte les cotisations sociales des indépendants… et crée donc des droits à la retraite, de base et complémentaire. Le « tout dividendes » y est à la fois moins avantageux fiscalement qu’on le croit et moins pénalisant pour la retraite.

En SAS ou SASU, aucune exception. Le président assimilé salarié qui se verse des dividendes ne valide aucun trimestre et n’acquiert aucun point avec ces sommes. C’est le montage le plus fréquent chez les créateurs récents, et celui où l’on retrouve le plus souvent des carrières à trous au moment du bilan.

Deux statuts, deux retraites très différentes

Le TNS (gérant majoritaire de SARL ou d’EURL, entrepreneur individuel, artisan, commerçant) cotise à la Sécurité sociale des indépendants : environ 17,75 % de retraite de base jusqu’au plafond de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026), puis 0,6 % au-delà, et une complémentaire par points (RCI) de 7 à 8 %. Les cotisations sont faibles, donc la rémunération nette est élevée, mais les droits acquis le sont proportionnellement : la complémentaire des indépendants reste modeste, et il n’y a pas d’Agirc-Arrco.

L’assimilé salarié (président de SAS ou de SASU, gérant minoritaire de SARL) relève du régime général comme un cadre : retraite de base à 17,87 % environ (parts salariale et patronale) jusqu’au plafond, et surtout Agirc-Arrco, avec des points acquis sur toute la rémunération jusqu’à 8 plafonds. Les cotisations globales sont beaucoup plus lourdes, autour de 80 % du net contre 45 % pour un TNS, mais la retraite complémentaire est incomparablement meilleure. À rémunération nette égale, l’assimilé salarié coûte plus cher à l’entreprise et prépare une bien meilleure pension.

Il n’y a pas de bon statut dans l’absolu. Cela dépend de votre âge, du nombre d’années qu’il vous reste, de vos droits déjà acquis dans d’autres régimes, de la capacité de l’entreprise à supporter les charges, et de ce que vous préférez : du revenu maintenant ou de la pension plus tard. C’est exactement l’arbitrage que nous chiffrons dans le bilan, sur votre carrière réelle et non sur des moyennes.

7 212 € par an : le seuil à ne jamais manquer

Un trimestre de retraite ne se valide pas au temps passé mais au revenu cotisé : il faut une rémunération brute égale à 150 fois le SMIC horaire, soit 1 803 € en 2026. Quatre trimestres exigent donc 7 212 € de rémunération brute dans l’année, quel que soit le nombre de mois travaillés. En dessous, vous perdez des trimestres, et chaque trimestre manquant au moment du départ coûte 1,25 % de décote sur la pension de base, avec un effet miroir sur l’Agirc-Arrco.

Le piège classique du dirigeant : une année de création à faible salaire, une année difficile où l’on se verse peu, un exercice où l’on privilégie les dividendes. Trois années à 5 000 € de rémunération, ce sont trois trimestres validés au lieu de douze, neuf trimestres perdus, et potentiellement plus de deux ans de départ en plus, ou 11 % de décote à vie. Pour les TNS, une cotisation minimale garantit trois trimestres même en cas de revenu très faible, mais pas le quatrième.

Pour un dirigeant, un salaire annuel d’au moins 7 212 € brut est donc la première règle d’or, même les mauvaises années, même quand les dividendes seraient fiscalement plus intéressants. C’est peu coûteux et c’est ce qui évite les carrières à trous que nous découvrons trop souvent lors de la reconstitution.

Le bon moment pour augmenter sa rémunération

La pension de base se calcule sur le salaire annuel moyen de vos 25 meilleures années, chaque année étant retenue dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026). Deux conséquences pratiques pour un dirigeant. D’abord, au-delà du plafond, un salaire supplémentaire n’améliore plus la retraite de base : il ne rapporte que des points Agirc-Arrco pour l’assimilé salarié, et presque rien pour le TNS. Ensuite, si votre carrière compte déjà 25 bonnes années, une année de faible rémunération ne pèse pas sur la moyenne ; si elle en compte moins, chaque année faible la tire vers le bas.

C’est pourquoi la stratégie de rémunération ne se décide pas dans l’absolu mais en fonction de votre relevé de carrière : combien d’années sont déjà au plafond, combien de trimestres manquent, quel régime paiera quoi. Un dirigeant à cinq ans de la retraite avec une carrière de salarié bien remplie derrière lui n’a pas le même intérêt qu’un créateur de 45 ans à se verser un salaire au plafond.

Les leviers que nous étudions dans le bilan retraite d’un dirigeant : le niveau de rémunération optimal par rapport au plafond, la répartition salaire/dividendes selon le statut, le passage éventuel d’un statut à l’autre, le rachat de trimestres pour les années creuses, la retraite progressive pour préparer la transmission, et le cumul emploi-retraite. Chacun est chiffré en euros de pension, pour que la décision se prenne sur des chiffres.

Simulateur : que vous rapporte votre rémunération de dirigeant ?

Indiquez votre statut, votre rémunération de l’année et vos dividendes : le simulateur vous dit combien de trimestres vous validez, ce que vous cotisez, et ce que cette année ajoute à votre future pension. C’est une photographie d’une année ; le bilan retraite fait le même calcul sur toute votre carrière et compare les scénarios.

Simulateur : votre rémunération de dirigeant et vos droits retraite 2026

Pour une année de rémunération donnée, estimez les trimestres validés, les cotisations retraite et les droits acquis, selon votre statut et la part de dividendes.

Salaire ou rémunération de gérance versée dans l'année.
Sert à calculer la part de dividendes au-delà de 10 % soumise aux cotisations (gérant majoritaire).
trimestre(s) validé(s) cette année
de cotisations retraite estimées
de pension de base par an, apportés par cette année
de complémentaire par an

Estimation indicative, paramètres 2026 : trimestre validé par tranche de 1 803 € de rémunération brute (4 trimestres à 7 212 €), plafond de la Sécurité sociale 48 060 €, retraite de base TNS 17,87 % (0,72 % au-delà du plafond), sur une assiette réduite de 26 % et complémentaire RCI 8,1 % puis 9,1 %, régime général 17,87 % et Agirc-Arrco (achat du point 20,1877 €, valeur 1,4386 €). La pension de base est estimée en supposant l'année retenue parmi les 25 meilleures et un départ à taux plein. Ne remplace pas l'analyse de votre relevé de carrière.

Ce que le bilan retraite apporte à un dirigeant

Une carrière reconstituée, tous régimes confondus. Les dirigeants ont presque toujours une carrière mixte : salarié avant de créer, TNS puis assimilé salarié, parfois une période à l’étranger. Chaque régime a son relevé, ses erreurs et ses oublis. Nous rassemblons tout, vérifions ligne à ligne, et rédigeons les courriers de correction.

Le chiffrage de l’impact du statut social. TNS ou assimilé salarié, nous comparons pour votre situation réelle le coût pour l’entreprise, la rémunération nette et la pension obtenue, à horizon de votre départ. Pas des moyennes : votre relevé, vos années au plafond, vos trimestres manquants.

La répartition salaire / dividendes optimale. Selon la forme de votre société et votre âge, nous déterminons le niveau de rémunération qui valide vos trimestres, alimente vos 25 meilleures années et vos points, sans surcotiser inutilement au-delà du plafond. Votre expert-comptable dispose alors d’une cible chiffrée, cohérente avec la fiscalité.

Les leviers de fin de carrière. Rachat de trimestres pour les années de création, retraite progressive pendant la transmission, cumul emploi-retraite après la cession, pension de réversion du conjoint collaborateur : chaque option est chiffrée en euros de pension, et nous vous indiquons la date de départ la plus favorable, de 60 à 67 ans.

Le tout pour 450 € tout compris, quelle que soit la complexité de votre carrière, avec un interlocuteur unique. Pour les dirigeants qui préparent une cession ou une transmission, nous recommandons de faire le bilan au moins cinq ans avant la date envisagée : c’est le délai qui permet encore d’agir sur la rémunération.

Bon à savoir

Votre expert-comptable optimise votre rémunération pour l’impôt et les charges de l’année ; ce n’est pas son rôle de projeter votre pension à 64 ans. Les deux logiques se contredisent souvent : la solution la plus économique aujourd’hui est fréquemment la plus coûteuse à la retraite. Le bilan retraite lui donne une cible chiffrée pour concilier les deux.

Questions fréquentes des dirigeants sur leur retraite

Si vous êtes président de SAS ou de SASU, ces années ne vous ont rien apporté : aucun trimestre, aucun point, et elles tirent votre salaire annuel moyen vers le bas si votre carrière compte moins de 25 bonnes années. Si vous êtes gérant majoritaire de SARL ou d’EURL, la part des dividendes au-delà de 10 % du capital a supporté des cotisations et créé des droits, souvent sans que vous le sachiez. Dans les deux cas, la première chose à faire est de reconstituer précisément ce qui a été validé, puis de chiffrer les solutions : rachat des années creuses, rémunération cible pour les années qui restent, date de départ optimale.

7 212 € brut dans l’année en 2026, soit 601 € par mois, pour valider quatre trimestres, quel que soit le statut. Ce seuil suit le SMIC et augmente chaque année. Attention, il valide les trimestres mais ne fait pas une bonne retraite : à ce niveau, votre salaire annuel moyen et vos points restent très faibles. Le bon niveau de rémunération se situe entre ce plancher et le plafond de la Sécurité sociale (48 060 €), selon votre carrière et votre horizon.

Cela dépend de l’âge et de l’horizon. L’assimilé salarié acquiert beaucoup plus de droits, notamment Agirc-Arrco, mais coûte nettement plus cher à l’entreprise ; le TNS conserve plus de net mais construit une retraite plus faible. Un changement de statut se justifie rarement pour la seule retraite s’il reste moins de cinq ans, et souvent s’il en reste quinze. Nous le chiffrons dans le bilan, avec le coût du changement et l’effet sur la pension, avant toute décision avec votre expert-comptable.

Ils la complètent, ils ne la remplacent pas. Le PER et l’assurance-vie constituent un capital, avec leurs avantages fiscaux, mais ne valident ni trimestre ni point : ils n’agissent pas sur la décote, ni sur la pension de réversion du conjoint, ni sur les droits sociaux liés à la retraite. La bonne séquence est de sécuriser d’abord les droits obligatoires (trimestres, salaire annuel moyen, points), puis d’épargner par ailleurs.

Tout dépend de son statut : conjoint collaborateur (cotisations réduites, droits propres limités), conjoint salarié (droits complets), ou conjoint associé. Un conjoint qui travaille sans statut déclaré n’acquiert aucun droit, ce qui reste fréquent dans les petites entreprises. Le bilan couple à 850 € traite les deux carrières ensemble et intègre la réversion.

Idéalement dès 45-50 ans, et au plus tard cinq ans avant un départ ou une cession envisagés : c’est le délai pendant lequel la rémunération, le statut et un éventuel rachat peuvent encore changer le résultat. Après, il reste surtout la date de départ à optimiser. Un bilan fait tôt se met à jour facilement ; un bilan fait trop tard constate sans pouvoir corriger.

Optimisez votre avenir : Découvrez notre audit retraite

Notre audit retraite personnalisé offre une analyse approfondie de votre situation pour identifier les erreurs et maximiser vos futurs revenus. Réalisé par des experts, notre bilan retraite inclut une reconstitution de votre carrière, une simulation de vos futures rentes de 60 à 67 ans, et un inventaire des droits acquis auprès des différents régimes cotisés.
Si nécessaire, nous intégrons la pension de réversion pour le conjoint survivant et d’autres détails importants. Il est essentiel de réaliser cet audit avant de liquider vos droits à la retraite. Nous vous recommandons de commencer dès 50 ans pour anticiper les choix stratégiques cruciaux en fin de carrière, garantissant ainsi une pension optimale. Un Bilan en fin de carrière peut également être effectué pour mettre à jour vos informations et obtenir la pension idéale pour votre retraite.

Tarif forfaitaire

Services complémentaires inclus
450 €
  • RDV avec un expert
  • Reconstitution de carrière
  • Vérification de vos relevés
  • Optimisation Retraite
  • Bilan Retraite
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Forfait couple

Services complémentaires inclus
850 €
  • RDV avec un expert
  • Reconstitution de carrière
  • Vérification de vos relevés
  • Optimisation Retraite
  • Bilan Retraite
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