Bilan retraite du médecin : libéral, hospitalier, salarié

Médecin libéral, praticien hospitalier, salarié en clinique : CARMF, Ircantec, régime général, Agirc-Arrco. Comment vérifier une carrière multi-régimes et choisir sa date de départ.

Libéral en cabinet, praticien à l’hôpital, vacations, gardes, activité salariée en clinique : la carrière d’un médecin se déroule rarement dans un seul régime de retraite. CARMF, régime général, Ircantec, Agirc-Arrco, parfois fonction publique : chaque période d’exercice a ouvert des droits dans une caisse différente, avec ses propres règles. Le bilan retraite du médecin consiste à reconstituer l’ensemble, à vérifier chaque régime et à chiffrer les dates de départ possibles.

Médecins libéraux, hospitaliers et salariés

Une carrière, trois à cinq caisses de retraite. Qui vérifie l’ensemble ?

3 à 5
régimes de retraite pour la plupart des médecins
450 €
forfait unique, quel que soit le nombre de régimes
Avant
la liquidation : après, les erreurs ne se corrigent plus
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Médecin libéral, hospitalier, salarié : à quels régimes avez-vous cotisé ?

En libéral : la CARMF et ses trois régimes

Le médecin libéral est affilié à la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France), qui gère trois régimes distincts :

  • le régime de base des professions libérales, qui fonctionne en points mais aussi en trimestres, pris en compte dans votre durée d’assurance tous régimes ;
  • le régime complémentaire, en points, qui représente une part importante de la pension du médecin libéral ;
  • l’ASV (allocation supplémentaire de vieillesse), réservée aux médecins conventionnés, dont une partie des cotisations est prise en charge par l’Assurance maladie selon le secteur d’exercice.

Ces trois régimes n’obéissent pas aux mêmes conditions d’âge et de taux plein : une date de départ favorable dans l’un peut entraîner une minoration dans un autre.

À l’hôpital public : régime général et Ircantec

L’interne, l’assistant, le chef de clinique, le praticien attaché et le praticien hospitalier ne sont pas fonctionnaires : ils cotisent au régime général pour la retraite de base et à l’Ircantec pour la retraite complémentaire. Les hospitalo-universitaires titulaires relèvent en outre, pour leur part universitaire, du régime des fonctionnaires de l’État. Les gardes, astreintes et vacations effectuées dans différents établissements doivent toutes avoir donné lieu à des points Ircantec.

En clinique ou en établissement privé : régime général et Agirc-Arrco

Le médecin salarié d’une clinique, d’un centre de santé, d’un laboratoire ou d’une entreprise cotise au régime général et à l’Agirc-Arrco, comme un cadre du secteur privé. Pour vérifier cette partie de votre carrière, voyez notre simulateur de vérification des points Agirc-Arrco.

En résumé : vos régimes selon votre mode d’exercice

Mode d’exerciceRetraite de baseRetraite complémentaireÀ vérifier en priorité
Libéral conventionnéCARMF (régime de base des libéraux)CARMF complémentaire + ASVPoints ASV, années d’installation à faibles revenus, changements de secteur
Interne, assistant, chef de cliniqueRégime généralIrcantecSemestres manquants, établissements multiples
Praticien hospitalier, attaché, gardes et vacationsRégime généralIrcantecGardes et astreintes non reportées, temps partiel
Salarié en clinique ou établissement privéRégime généralAgirc-ArrcoPoints Agirc-Arrco, périodes courtes oubliées
Hospitalo-universitaire titulaireRetraite de l’État (part universitaire) + régime généralIrcantec (part hospitalière)Articulation des deux parts de rémunération

Pourquoi la retraite d’un médecin polypensionné est difficile à lire

  • Aucune caisse n’a la vision d’ensemble. La CARMF répond sur la CARMF, l’Ircantec sur l’Ircantec. Personne ne vérifie la cohérence de l’ensemble ni ne compare les stratégies de départ.
  • La retraite de base est calculée séparément dans chaque régime. Le régime des professions libérales et le régime général calculent chacun leur pension, sur la durée cotisée chez eux, tout en tenant compte de votre durée d’assurance totale pour le taux.
  • Quatre trimestres par an au maximum, tous régimes confondus : les années d’exercice mixte ne comptent pas double pour la durée, mais chaque activité ajoute ses propres droits.
  • Les débuts de carrière sont anciens et dispersés : externat, internat dans plusieurs hôpitaux, remplacements, service national, premières années d’installation avec de faibles revenus.

Les erreurs les plus fréquentes sur le relevé de carrière d’un médecin

  • Des semestres d’internat ou de clinicat absents, ou reportés sans points Ircantec.
  • Des gardes et vacations hospitalières non déclarées par l’un des établissements.
  • Des périodes de remplacement sans trace dans aucun régime.
  • Des années d’installation validées pour moins de quatre trimestres en raison de revenus faibles.
  • Des points ASV ou complémentaires manquants à la suite d’un changement de secteur, d’une exonération ou d’un retard de cotisation.
  • Le service national, les congés maternité ou les périodes à l’étranger non reportés.

Ces anomalies se corrigent, justificatifs à l’appui, mais uniquement avant la liquidation. Voir notre page sur la correction des erreurs de carrière.

Ce que contient le bilan retraite d’un médecin

  • La reconstitution de votre carrière année par année, tous modes d’exercice confondus.
  • La vérification de chaque régime : CARMF (base, complémentaire, ASV), régime général, Ircantec, Agirc-Arrco et, le cas échéant, fonction publique.
  • La liste des anomalies à faire corriger et des justificatifs à réunir.
  • Le calcul de votre pension régime par régime, à plusieurs dates de départ, avec l’âge du taux plein dans chacun.
  • L’étude du rachat de trimestres (années d’études notamment) lorsqu’il présente un intérêt.
  • L’ordre et le calendrier des liquidations, et l’étude du cumul emploi-retraite si vous souhaitez continuer à exercer.

La méthode est celle de notre bilan retraite complet, appliquée aux régimes propres aux médecins.

Continuer à exercer après la retraite : le cumul emploi-retraite du médecin

Beaucoup de médecins poursuivent une activité après avoir liquidé leurs pensions : remplacements, exercice à temps réduit, vacations hospitalières. Les conditions du cumul, les cotisations dues et les droits éventuellement acquis dépendent de votre situation au moment de la liquidation, et les règles évoluent au 1er janvier 2027. Consultez notre page cumul emploi-retraite et notre article Cumul emploi-retraite : ce qui change au 1er janvier 2027. Le bilan précise ce qu’il en est pour vous avant toute décision.

Quand faire votre bilan retraite ?

Entre 55 et 60 ans dans l’idéal : il reste alors le temps de retrouver les justificatifs des années hospitalières, de faire corriger les relevés et de choisir la date de départ sans précipitation. Le bilan reste utile plus tard, en particulier avant de déposer vos demandes de retraite.

Le tarif est forfaitaire : 450 €, quel que soit le nombre de régimes, au cabinet à Paris ou entièrement à distance. Souscrire en ligne, ou appeler le 01 44 63 52 99, du lundi au vendredi de 9h à 18h.

Votre relevé de carrière est-il complet ?

Internat, gardes, remplacements, ASV : un conseiller vérifie tous vos régimes et vous remet une étude écrite, avec vos dates de départ chiffrées. Au cabinet à Paris ou entièrement à distance.

Questions fréquentes

À quelles caisses de retraite un médecin cotise-t-il au cours de sa carrière ?

Cela dépend de chaque période d’exercice. En libéral, le médecin cotise à la CARMF (régime de base, régime complémentaire et, s’il est conventionné, ASV). À l’hôpital public comme interne, assistant ou praticien hospitalier, il cotise au régime général pour la retraite de base et à l’Ircantec pour la complémentaire. Comme salarié d’une clinique ou d’un établissement privé, il cotise au régime général et à l’Agirc-Arrco. La plupart des médecins relèvent donc de trois à cinq régimes.

Les années d’internat comptent-elles pour la retraite ?

Oui. L’interne est rémunéré par l’hôpital et cotise au régime général et à l’Ircantec. Ces années doivent apparaître sur le relevé de carrière, avec les trimestres et les points correspondants. Ce sont des périodes anciennes, réparties sur plusieurs établissements : elles font partie des premières à vérifier.

Un médecin peut-il valider plus de quatre trimestres par an en cumulant libéral et hôpital ?

Non. Un médecin qui exerce la même année en libéral et à l’hôpital cotise dans plusieurs régimes, mais sa durée d’assurance tous régimes confondus reste limitée à quatre trimestres par année civile. En revanche, chaque activité lui fait acquérir des droits propres (points CARMF, points Ircantec, salaires au régime général) qui s’additionnent dans le montant final.

Faut-il liquider toutes ses retraites en même temps ?

Pas nécessairement, et c’est l’un des enjeux du bilan. Les conditions d’âge et de taux plein ne sont pas identiques dans tous les régimes, et les règles du cumul emploi-retraite imposent, pour un cumul sans plafond, d’avoir liquidé l’ensemble de ses pensions. L’ordre et la date des liquidations se décident donc après chiffrage.

Combien coûte le bilan retraite d’un médecin ?

Le tarif d’Essor Retraite est forfaitaire : 450 €, quel que soit le nombre de régimes auxquels vous avez cotisé.

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